• 20 août 2019

Volontaire en Moldavie ?

Je n’ai jamais cru à la coïncidence, une semaine avant de venir en Pologne, j’ai reçu une proposition pour un volontariat en Moldavie, les choses ont fait que ce fut à Wroclaw que je fis la connaissance de ce pays, de ses traditions, de sa religion, de sa politique au combien complexe… et ce premier contact c’est fait par les impressions justes et touchantes d’une Moldave. N’ayant aucune connaissance sur la République de Moldavie, c’est avec un grand intérêt que je l’écoutais me décrire les verdoyants paysages, la fraîcheur des vents du printemps, les plats goûteux et généreux, mais ce qui en ressortait à chaque fois c’était cette impression de force communautaire pour le maintien de la tradition. Une tradition qui se veut valorisante et résistante malgré les duretés économiques, une tradition qui permet au peuple de rester ensemble devant une jeunesse qui s’éloigne à cause des contraintes politiques…

Comme je le mentionnais la coïncidence n’existe pas, je devais aller voir ce pays… et ce fut avec un mélange d’appréciation et de curiosité que j’acceptai en juin de m’y rendre pour la première fois. Et à peine arrivée je fus ébranlée par l’accueil, là ou je m’attendais à être frappée par le racisme, ma couleur fut source de rassemblement, de rire, de questionnement, de partage. De Chișinău à Voinescu, village du district Hîncesti, entre l’université, les tours d’eau et le château, la Moldavie est une source de surprise. Ses paysages sont fortement relaxants et les gens fortement imprégnés de leur histoire, en tellement de points j’ai pu retrouver des similitudes avec mon Île de la Réunion, si lointaine. Que bien souvent la nostalgie me gagna durant ce séjour.

J’ai bien conscience d’avoir eu une place privilégiée durant mon voyage car j’ai pu être accueillie par une famille moldave, et plus qu’en tant qu’amie que touriste. Cependant, cela n’affecte en rien que ce pays reste une destination intéressante à cause de son artisanat, de ses nombreuses légendes, de sa cuisine, pour la musicalité de sa langue, si bien que mes huit jours m’ont paru très petits.

Ce fut une belle première fois, j’espère pouvoir revenir pour contempler encore une fois les beaux endroits frais et verts de la Moldavie, revoir les personnes simples, sincères et généreuses que j’ai pu rencontrer tout au long de ce séjour.

Merci encore pour cet accueil et merci à ma copine Daniela Hadei qui m’a permis d’être dans l’intimité de ce chaleureux pays.

Aurelie Sellier, 
Île de la Reunion 

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