• 27 octobre 2021

Editorial

On peut se demander: com- ment se fait-il que dans cette période d’„anglophonisation” totale, la langue française résiste en Moldavie?
Il s’agit seulement de l’origine latine du roumain et du français? Ou de la perpétuation d’une „tradition” d’origine soviéti­que selon laquelle les enfants des moldaves apprenaient le français et les enfants des russes l’anglais? Premièrement, la langue française a résisté grâce à nos professeurs et au sacrifice que ceux-ci ont toujours manifesté.
 
A l’époque où j’étais élève, ce sacrifice consistait dans l’obstination journalière de convaincre tout le monde, enparticulier leurs élèves, que connaître une langue étrangère, même dans la période quand il paraissait que nous n’aurions jamais l’occasion de parler avec un français ou un anglais „vivant”, était un avantage énorme. Les temps ont changé et la plupart de mes collègues qui, autrefois, nous reprochaient qu’en essayant de parler français „nousminaudions...”, regrettent de ne pas avoir écouté leurs instituteurs....
A l’occasion des Assises de la presse francophone, ainsi que des formations à l’Ecole Superieure de Journalisme (ESJ) de Lille et d’autres activités, j’ai rencontré plusieurs personnes qui nous ont partagé leur experience francophone, en racontant ce qu’on fait pour la promo-
tion de leurs propres valeurs par la filière de la langue française.
 
Dans ce contexte, je me rappelle d’ un bon exemple de la section serbe: Il s’agit de la décentralisation de l’UPF, car le comité exécutif serbe ne déroule pas ses activités seulement dans la capitale Belgrade. L’administration des affaires de la presse francophone est partagée aussi par d’autres villes et regions, comme Vojvodine, la ville centrale de cette région du nord de la Serbie. Cet échange d’expérience nous a enrichis et nous a fait agir. Voilà pourquoi à l’assemblée générale il a été décidé d’animer notre activité à Soroca, à Ungheni, à Nisporeni. En plus, on a discuté sur les possibilités de collaboration avec les journalistes de la presse locale pour diversifier notre site
et pour initier de futures actions communes. Une vraie collaboration francophone va être utile pour le vecteur européen aussi.
 
Il y a beacoup de monde en Moldavie qui parle ou comprend la langue française. Il faut donner une impulsion pour ne pas perdre ce trésor commun accumulé de bonne volonté. Le français, par tradition, a une importance majeure dans le destin de notre culture et de notre
langue, aussi.
 
Silvia GROSSU

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