• 18 novembre 2018

Jeunes et médias : les défis du numérique sur deux fronts.

Les nouvelles technologies, l’accès à l’Internet et la vitesse des échanges font que les médias – tous les médias – doivent s’adapter à la nouvelle façon d’informer et de communiquer. Pour mieux comprendre cette situation dans ses pays membres l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a organisé du 8 au 10 octobre une Conférence internationale sur l’avenir des médias francophones en partenariat avec le Pôle médias HES de l’Université de Montréal. Des responsables et des décideurs dans le domaine de la presse et des médias venus de France, de Belgique, de Suisse, de Moldavie, du Maroc, de Tunisie, du Vietnam et, bien sûr, du Québec y ont participé et échangé leurs expériences.

Peu après se sont tenues les 43e Assises de la Presse Francophone du 19 au 23 novembre à Dakar, capitale du Sénégal, pays hôte du XVe Sommet des Chefs d’États et de Gouvernements des 77 pays membres de l’OIF. L’Union Internationale de la Presse Francophone elle aussi a choisi le thème des jeunes face aux défis du numérique. A Dakar ce sont quelque 300 journalistes et responsables des médias de 35 pays francophones qui ont débattu pendant quatre jours. Ces deux réunions internationales ont mit l’accent sur les échanges et ont établi un état des lieux du train numérique qui est en marche et qui a déjà pris de la vitesse dans les médias anglo-saxons.

Les deux réunions ont fait le même constat: les médias doivent s’adapter au numérique toute en cherchant a assurer la meilleure qualité des informations transmises. Cette nécessité passe par la formation des journalistes et les moyens financiers à mettre en place. A la fin de ses travaux l’Union Internationale de la presse Francophone a adressé une déclaration aux Chefs d’États et de Gouvernements qui allaient se réunir les 28 et 29 novembre dans la capitale sénégalaise. Intitulé "Déclaration de Dakar", ce document souligne qu’il ne peut pas y avoir «de développement de la Francophonie auprès de la jeunesse sans développement du numérique» et plaide pour un soutien certes indispensable mais qui «doit être mis en œuvre de façon transparente, dans le respect absolu de l’indépendance des journalistes et de l’autonomie des médias». Vaste programme, mais aussi appel direct et concret au XVe Sommet de la Francophonie.

Margareta Donos, de Dakar.

 

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